Plan National d'Actions

Quinzaine ans autour de l'Apron du Rhône

Un plan national d'actions pour l'apron du Rhône : 2012 - 2016

Les connaissances, les savoir-faire techniques et les premiers résultats encourageants sont le fruit d’un fort investissement des acteurs du territoire depuis une quinzaine d’années autour de l’apron du Rhône. Cette dynamique résulte aussi de la mobilisation de moyens financiers importants mobilisés grâce aux programmes européens.

Emblématique du bassin du Rhône en raison de son endémisme, mais aussi parce qu’il témoigne de la qualité biologique et fonctionnelle de nos cours d’eau, l’apron reste une espèce en danger critique d’extinction et ce statut requiert toujours une vigilance de chaque instant.

Ainsi, afin de poursuivre les efforts entrepris et face à la responsabilité de l’état français envers cette espèce n’existant nulle part ailleurs dans le monde, la Direction régionale de l’Environnement de Rhône-Alpes, DREAL (organe déconcentré de l’Etat) a confié au Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes, en 2010, la rédaction d’un plan national d’actions pour l’apron afin de poursuivre la mobilisation des acteurs du territoire et les actions engagées.

Un comité de suivi de la rédaction du plan regroupant une cinquantaine de structures de compétences variées s’est réuni à plusieurs reprises à Lyon afin de suivre l’avancée du plan et d’en valider le contenu. Le plan national d’actions pour l’apron du Rhône a officiellement été validé par le Ministère et le Conseil National de Protection de la Nature le 15 septembre 2011.

Les plans nationaux d’actions visent à définir les actions nécessaires à la conservation et à la restauration des espèces les plus menacées. Cet outil de protection de la biodiversité est mis en œuvre par l’état français depuis une quinzaine d’année. Ces plans ont été renforcés suite au Grenelle Environnement.

Objectifs

La stratégie proposée pour la durée du plan a été établie sur la base d’un état des lieux et se traduit par les 6 objectifs spécifiques suivants :

  1. Améliorer les connaissances sur l’espèce et étudier les impacts potentiels des usages anthropiques.
  2. Permettre l’accroissement des populations et le brassage génétique en décloisonnant les cours d’eau.
  3. Conserver ou restaurer les habitats favorables à l’espèce.
  4. S’assurer de la bonne prise en compte de l’espèce dans les politiques publiques, documents de planification et outils juridiques.
  5. Communiquer, informer et sensibiliser un large public.
  6. Coordonner les actions, relayer les informations et favoriser la coopération.

Ces objectifs se déclinent par la suite en objectifs opérationnels et actions. Ainsi, ce plan comprend au total 36 actions avec une priorité de mise en œuvre, répartis en 3 volets :

Le volet « Etudes

Le volet « Protection et gestion »

Le volet « Communication »

Actions

La mise en œuvre du plan

Un coordinateur :

La Direction Régional de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Rhône-Alpes, la DREAL RA, a en charge la coordination de ce plan.

Un comité de pilotage :

La DREAL assure la coordination en lien avec le comité de pilotage qui réunit une cinquantaine de structure de l’ensemble du bassin du Rhône et qui se réunit une fois par an afin de valider les orientations stratégiques et budgétaires du plan, puis définit les actions prioritaires à mettre en œuvre.

Un animateur :

Le plan est animé par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes qui s’est vu confié cette mission par la DREAL RA et le comité de pilotage. Il centralise les informations issues du réseau technique et en réalise la synthèse, anime le plan, prépare les programmes d’actions annuels à soumettre au comité de pilotage et établit le bilan annuel des actions du plan pour le compte de la DREAL coordinatrice.

Un conseil scientifique et technique

Le Conservatoire d’espaces naturels s’appuie sur un Conseil scientifique et technique d’une douzaine de membres afin :

  • de Réfléchir sur des protocoles, contenus d’action et/ou validation
  • d’apporter les connaissances scientifiques et techniques de terrain, utiles à la prise de décision
  • s’assurer de la cohérence entre les diverses actions menées et faire en sorte d’optimiser et mutualiser les moyens
  • échanger des informations et connaissances afin d’orienter ou réorienter des actions du PNA si nécessaire

Liste des membres au 01/01/2021 :

ARCHAMBAUD Gaït

IRSTEA Aix-en-Provence – Unité de Recherche Hydrobiologie

BEJEAN Mickaël

Responsable Aquariologie au Muséum d’Histoire Naturelle de Besançon. Membre Commission Environnement et Biologie Subaquatique (FFESSM)

CAGNANT Michaël

ONEMA – Unité Paca

CHAPPAZ Rémi

Université de Provence-CNRS UMR 6372 -Laboratoire Persistance et Evolution de la Biodiversité IMEP

DANANCHER Delphine

Coordinatrice scientifique du conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes, anciennement Université Lyon 1- Laboratoire d’Ecologie des Hydrosystèmes Fluviaux

DEVEAUX Alain

Chercheur INRA dans l’équipe « Impact des polluants sur les écosystèmes » au sein de l’UMR CNRS LEHNA 5023 (UCBL-ENTPE) Lyon

DUBUT Vincent

Génétique des populations et de la phylogéographie – (Université de Provence)

FATON Jean-Michel

Conservateur de la réserve naturelle nationale des ramières – Gare des ramières

EFTI Daniel

Office fédéral de l’environnement OFEV – Suisse

HUGER François

ONEMA – DIR Bourgogne / Franche-Comté

JACOB Frédérick

EDF – Centre d’Ingénierie Hydraulique, Département Risques et Développement Durable. En charge de la thématique biodiversité à la Division Production Ingénierie Hydraulique d’EDF

NOEL Christophe

Office jurassien de l’environnement – Suisse

OLIVIER Jean-Michel

Université de Lyon – CNRS Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés

ROCHE Pascal

ONEMA, Délégation régionale de Lyon. Coordinateur Apron à l’échelle bassin

La durée du plan

Ce plan est  rédigé pour une durée de 5 ans bien qu’il propose un ensemble d’actions qui devront être menées sur du plus long terme et dont le bénéfice ne pourra pas toujours être évalué compte-tenu du recul que cela peut nécessiter. Les caractéristiques biologiques de l’Apron (densité faible, succès reproducteur aléatoire) font que des changements notables de dynamique de population ne peuvent être réellement détectés au bout de 5 ans de suivi. Une durée supérieure sera nécessaire pour vraiment parler de tendance à l’accroissement des populations.  En revanche, une expansion de l’aire de répartition peut être mesurable durant ce premier plan.

Les objectifs opérationnels proposés seront évalués par des paramètres spécifiques, déclinés dans les fiches actions, afin de permettre un suivi et une évaluation à long terme des mesures entreprises.  Au regard de son évaluation au bout des 5 ans, un second plan pourra en effet être initié.

Les partenaires

Les partenaires du plan, nombreux, peuvent être impliqués de manières diverses :

  • par leur soutien financier
  • par la prise de la maitrise d’ouvrage d’une action
  • par leur participation à la mise en œuvre d’actions
  • par la mise à disposition de moyens humains et techniques
  • par leurs conseils scientifiques et techniques
  • par leur participation au comité de pilotage